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Lettre ouverte de Georges SOREL, Président de la Fédération Française des Associations de Commerçants à l’attention des candidat(e)s qui se présenteront en mars 2014 aux élections municipales

Mesdames et Messieurs les candidats aux élections municipales,

En mars 2014 se dérouleront les élections municipales, moment important de la vie de nos cités et par conséquent de celles des commerçants.

Le Maire d’une commune, d’un village (en lien avec son intercommunalité) dispose de nombreux outils réglementaires, financiers, de développement… qui contribuent à maintenir le nécessaire équilibre entre les différentes formes de commerces de nos territoires.


Parmi ces outils, on peut citer : le droit de préemption, le Plan Local d’Urbanisme (PLU), les différentes autorisations qu’il peut accorder (Commission Départementale d’Aménagement Commercial, voiries, ouvertures tardives ou dominicales…), la possibilité qu’il a de mobiliser le Fonds d’Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce (FISAC) et dans certaines circonstances le Fonds européen de développement régional (Feder), les aides directes qu’il mobilise, le soutien qu’il apporte aux associations (subventions…), les actions de marketing territorial qu’il engage….

Comme ces quelques exemples le montrent, le Maire est un acteur incontournable de l’économie de proximité dont le commerce est l’un des partenaires majeurs. C’est dans ce contexte que je souhaitais m’adresser à toutes celles et à tous ceux qui brigueront cette fonction (et quelque soit leur étiquette politique) pour attirer leur attention sur les enjeux que représente le secteur du commerce dans nos villes et dans nos villages.

Les enjeux pour le commerce ont trait : à l’économie, au tourisme (dans certains secteurs), à la création ou au maintien d’emplois de proximité (non délocalisables), à la forte contribution apportée au budget de la commune, à l’aménagement et à l’attractivité des territoires dont le commerce est l’un des acteurs, au rôle social et d’animation qu’il joue dans la cité, à son implication en matière de sécurité publique, de solidarité, de développement durable et d’innovation (développement de nouveaux concepts…).


J’aimerais que les différents candidats s’engagent sur de véritables « projets commerce » pour leur commune et pas uniquement sur une profession de foi avec quelques lieux communs.
Pour peu qu’il y ait une réelle volonté politique traduite dans un programme puis dans un plan de mandat, les communes disposent de forts leviers de développement pour l’économie de proximité.

Chaque candidat doit savoir s’entourer de personnes au fait de ces sujets pour éviter comme cela peut être le cas ici ou là qu’une personne qui ne connaisse rien au commerce et à l’artisanat devienne Adjoint(e) pour ce secteur et ait besoin de la durée de son mandat pour appréhender les différents enjeux.


Je voulais maintenant rapidement vous présenter le poids du secteur du commerce dans l’économie française (chiffres issus du Conseil du Commerce de France).

Le commerce dans notre économie c’était en 2011, 769 500 entreprises, soit 22 % des entreprises françaises. 65 % de ces entreprises exerçaient leur activité dans le commerce de détail, 24 % dans le commerce interentreprises et 11 % dans le commerce et la réparation automobile. 95 % des entreprises avaient moins de 10 salariés et seulement 836 entreprises (soit 0,1 % du total) plus de 250 salariés.

Au sein du seul secteur marchand, hors services financiers et assurances, le secteur commerce représentait en 2011, 23 % des emplois, 22 % de la valeur ajoutée, 26 % des recettes fiscales, hors impôts sur les bénéfices et TVA.

La contribution du commerce à la croissance était en 2011 de près de 200 Mds € de valeur ajoutée, soit 11 % de la valeur ajoutée de la France. Il est à noter que depuis 2009, le poids de la valeur ajoutée du commerce dans l’économie française dépasse celui de l’industrie manufacturière (10 % en 2011).

Enfin, la part du commerce dans l’emploi toujours en 2011, représentait plus de 3,5 millions d’emplois, soit 20 % de la masse salariale de l’économie française et 23% des salariés de l’ensemble du secteur marchand. Plus de la moitié d’entre eux travaillent dans le commerce de détail et un tiers dans le commerce interentreprises.
11 % des salariés du commerce avaient moins de 25 ans contre seulement 8 % pour le reste de l’économie et un quart des salariés du commerce n’avait aucun diplôme.

Mesdames et messieurs les candidats, il vous appartient désormais de prendre en compte ou pas, ce secteur d’activité. J’espère que les quelques éléments que je viens d’évoquer contribueront à donner au commerce sa juste place dans votre futur programme. Ce secteur le mérite car au-delà de son rôle économique il joue un rôle social fondamental dans nos cités, l’avenir de nos villes et de nos bourgs en dépend !

Recevez, Mesdames et Messieurs les candidats aux élections municipales mes respectueuses salutations.

Georges SOREL / Président Fédération Française des Associations de Commerçants (FFAC)

Publié le 07 octobre 2013 à 12:35:58 dans Actualité | Commentaires (0) |

Du 9 au 11 novembre se déroulera Porte de Versailles à Paris la deuxième du salon des produits Made in France

Du 9 au 11 novembre se déroulera Porte de Versailles à Paris la deuxième du salon des produits Made in France
Le Salon des Produits Made in France (MIF) s’agrandit cette année pour pouvoir accueillir un plus grand nombre d’exposants et de visiteurs. Le niveau de fréquentation de l’édition 2012 ainsi que les ventes record réalisées par la plupart des exposants témoignent de l’intérêt croissant pour l’achat du «fabriqué en France» et confirme la nécessité d’un salon dédié.

Pour sa deuxième édition, placée sous le haut Patronage du Ministère du Redressement productif, le MIF valorisera toutes les entreprises qui fabriquent en France en portant cette année une attention particulière à l’innovation avec un parcours dédié aux « objets de la nouvelle France Industrielle » sélectionnés par le Ministère du Redressement productif. Les innovateurs présents qui incarnent les valeurs entrepreneuriales travaillent dans des secteurs porteurs : énergie renouvelable, objets connectés, ergonomie, intelligence artificielle, etc.


Le MIF attend près de 200 exposants dans tous les domaines d’activités: mode, enfance, équipement, maison, sports & loisirs, luxe, gastronomie, santé, et plusieurs milliers de visiteurs venus acheter des articles fabriqués en France, notamment en prévision des fêtes de fin d’année.

Les professionnels et les visiteurs pourront découvrir les exposants dans tous les secteurs, de grandes entreprises industrielles comme Citroën avec la DS3 ou Toyota avec la Yaris. Des PME soucieuses de maintenir un savoir-faire et de pérenniser leur outil de production en France comme Smuggler, la marque de prêt à porter masculin haut de gamme ; ou encore Mon Petit Polo français ou la chaussette de qualité depuis 1924 avec Labonal. Des distributeurs comme Bambins Taquins dans le domaine de l’enfance qui privilégie les jouets fabriqués en France avec Lucien Zazou, Les Petites Choses, Petitcolin, Le Collegien.. Sans oublier de jeunes sociétés créées grâce au financement participatif comme 1083, Borne in France qui fabrique des jeans et des baskets bio éco-conçus.

Vous retrouverez des entreprises innovantes, industrielles, artisanales qui s’engagent en faveur d’une fabrication « made in » France talentueuse, porteuse d’emplois et d’espoir.

Pour plus d’informations ou pour s’inscrire : http://www.mifexpo.fr/

Publié le 04 octobre 2013 à 18:28:43 dans Actualité | Commentaires (0) |

Communiqué de presse de l’Union des Commerçants et Artisans du Vaucluse (UCAV) en date du 26 septembre 2013

Je demande aux médias de relayer l’information pour qu’il y ait une prise de conscience collective d’une part de la part de nos élus locaux, alors que les faits sont en train d’être médiatisés au niveau national, dixit le canard Enchainé d’hier qui montre que les CNAC « s’alarment du non respect par les CDAC des critères légaux » suite à un rapport du ministère du commerce remis en août au parlement et de nos concitoyens d’autre part.

Nos élus continuent de voter des créations et des extensions de zones commerciales sans même se mettre autours d’une table avec les principaux pourvoyeurs d’emploi, d’animation et de vie des villes : les commerçants et les artisans.
- En juillet : Auchan le pontet 7 000 m2, Carpentras : 15 000m2
-
En septembre : Orgon  15 000 m2 à quand le prochain ???

Il n’y a aucune cohérence chacun fait ce qu’il veut dans son coin à 25km d’écart.

Mme Roig a voté contre Auchan et je la félicite, elle se fait attendre pour nous rejoindre dans le recours et cela je le trouve limite, mais dire que notre action est un coup d’épée dans l’eau (la Presse locale de ce matin rapporte les mêmes propos), j’ai l’impression qu’au niveau local on se sent tout puissant et que finalement les CNAC n’ont pas leur mot à dire. Quand on veut se battre contre, il faut évidement avoir envie de porter l’épée, à moins que ce combat ne nuise à une autre combat que l’on soutien, comme le tramway, ce qui pourrait expliquer pourquoi madame Roig n’a toujours pas répondu à notre appel en recours, ni même pris la peine de nous adresser une lettre de soutien.

Alors je m’adresse directement aux futurs électeurs et à nos élus locaux qui font un vrai travail de terrain tous les jours dans leur commune : rejoignez nous !!! Écrivez nous pour soutenir notre action, Messieurs, Mesdames les élu(e)s venez nous rejoindre sur les 3 recours que nous soutenons, vous êtes 150 maires qui pouvez faire changer le cours de l’histoire en Vaucluse, demandons tous ensemble à Monsieur le Préfet un moratoire sur les créations et les extensions le temps de mettre en place des CDAC représentatives avec des critères non variables selon les dossiers proposés.

Aujourd’hui nous sommes plus de 2 000 commerçants indépendants au sein de l’UCAV et je sais que l’UPA qui regroupe aussi 2 000 adhérents nous rejoint totalement dans ce combat.

Messieurs, Mesdames les élu(e)s, Messieurs, Mesdames les candidat(e)s, portons l’épée haut afin de combattre réellement pour l’intérêt collectif, et non pas pour l’intérêt de quelques uns.

Pour plus d’informations :
Sonia STRAPELIAS / Présidente UCAV /06 58 40 60 00 / Ucav84@gmail.com

Publié le 27 septembre 2013 à 08:59:34 dans Actualité | Commentaires (0) |

Georges SOREL, le Président de la Fédération Française des Associations de Commerçants, écrit au Premier Ministre au sujet de la réforme des retraites

Georges SOREL, le Président de la Fédération Française des Associations de Commerçants, au Premier Ministre, Jean-Marc AYRAULT au sujet de la réforme des retraites.
En voici le contenu :


Monsieur le Premier Ministre,

La Fédération Française des Associations de Commerçants a toujours été attentive aux problèmes de sécurité des commerces. Dans cet esprit, nous avons mis au point le système d’alerte SMS testé puis adopté par la Fédération Jurassienne du Commerce. Ce système a reçu l’agrément du Ministre de l’Intérieur et est désormais en place dans plusieurs départements.

Il serait sans doute possible, par un partenariat avec le ministère de l’intérieur et celui du commerce, de dynamiser d’avantage ce dispositif.

Par ailleurs, dans le cadre du futur projet de loi de réforme des retraites, je voulais attirer votre attention sur la situation des commerçants, des artisans et de leurs salariés victimes au cours de leur carrière professionnelle d’agressions à main armée.

Je souhaitais vous interroger sur la possibilité pour ces derniers, victimes à multiples reprises durant leur carrière de ce type d’agressions, de bénéficier du dispositif relatif à la pénibilité selon des modalités à convenir.

La prise en compte des agressions lorsqu’elles sont répétés comme un facteur de pénibilité me semble juste notamment au regard des traumatismes que cela engendre.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, mes respectueuses salutations.

Publié le 24 septembre 2013 à 12:14:11 dans Actualité | Commentaires (0) |

Etude du CREDOC sur les comportements et attitudes des consommateurs à l’égard du commerce alimentaire

Le CREDOC vient de publier une étude sur les comportements et attitudes des consommateurs à l’égard du commerce alimentaire. Ce travail s’agit est un renouvellement d’une étude menée en 2005. En voici les principaux éléments :

Le commerce alimentaire connaît de profondes mutations depuis quelques années : remise en question du modèle de consommation de masse, multiplication des formats de distribution de proximité, développement des ventes via Internet et les drives. Les distributeurs redoublent d’efforts pour attirer les consommateurs dont les budgets sont de plus en plus contraints par les dépenses obligatoires (logement, assurances, communication). Les dépenses alimentaires deviennent une variable d’ajustement dans le budget des ménages.

Si les hypers et supermarchés restent les circuits les plus fréquentés, les commerces alimentaires spécialisés (boucheries, charcuteries…), les magasins de surgelés et le hard-discount sont davantage plébiscités qu’il y a sept ans. Les consommateurs tendent aussi à diversifier leur parcours d’achat. Ils se rendent moins souvent dans chaque circuit mais fréquentent un plus grand nombre de formats de distribution. Par ailleurs, l’a.ttention portée au prix se renforce nettement et la demande en faveur d’une offre de proximité progresse.

En sept ans une plus grande diversité de la fréquentation des magasins d’alimentation
La fréquentation des magasins, quelle que soit leur forme, ne diminue pas. Elle est stagnante pour les supermarchés, les marchés et les supérettes.
En revanche, les autres circuits de distribution affichent des fréquentations supérieures en 2012 à celles de 2005. Les plus fortes progressions sont atteintes par les commerces alimentaires spécialisés (+9 points), les magasins de surgelés (+7 points), le hard-discount (+6 points) et dans une moindre mesure les hypermarchés (+3 points). Dans le même temps, le recours aux drives et à Internet se développe. Internet ne représente que 7 % des clients du commerce alimentaire. Cette proportion est certes en hausse par rapport à 2005, avec un facteur multiplicatif de 2,5. Mais elle reste inférieure à la fréquentation des drives où se rendent près de 11 % des consommateurs.

Les consommateurs fréquentent plus de circuits, mais se rendent moins souvent dans chacun d’entre eux
En 2005, 21 % des consommateurs ne fréquentaient au moins une fois par mois qu’un ou deux circuits, ils ne sont plus que 19 % en 2012. À l’inverse, 16 % déclaraient fréquenter 6 circuits ou plus au moins une fois par mois, ils sont désormais près d’un quart (23 %).
De plus, la part de clientèle se rendant plus d’une fois par semaine dans chaque format de distribution est en baisse entre les deux enquêtes, si l’on exclut les magasins de surgelés. Au contraire, la part de consommateurs allant moins d’une fois par mois dans un circuit est en hausse dans tous les canaux de distribution (à l’exception des commerces alimentaires spécialisés).

La multi-fréquentation s’accentue : les courses alimentaires sont davantage réparties entre les différents circuits de distribution où les consommateurs se rendent moins fréquemment. Ces constats vont dans le sens d’une diversification croissante des parcours d’achat des consommateurs. Si les hypers et supermarchés restent encore la référence, le consommateur est de plus en plus exigeant et zappeur et n’hésite pas à profiter de la diversité offerte par la multiplication des enseignes et des formats de distribution.

Cinq stratégies pour faire ses courses
Deux premiers groupes de consommateurs sont caractérisés par la diversité des circuits qu’ils fréquentent, chacun ayant recours à au moins quatre circuits : il s’agit des éclectiques des enseignes de proximité (par exemple Carrefour City, Daily Monop’, Franprix, les magasins de surgelés) et des éclectiques des commerces indépendants de proximité (épiceries de quartier, commerces spécialisés comme les boucheries et les marchés).

- Les éclectiques des enseignes de proximité habitent plutôt dans des zones urbaines denses, résident en appartement, sont diplômés et ont de hauts revenus. Ils accordent de l’importance à la marque des produits, à la qualité, et se révèlent peu sensibles au prix. Ce sont par ailleurs des consommateurs plus « engagés » que la moyenne, les garanties écologiques, le soutien d’une cause humanitaire sont importants dans leurs critères de choix.
- Les éclectiques des commerces indépendants de proximité sont plutôt des hommes, ils habitent moins souvent dans des petites agglomérations.
Au-delà de la proximité des circuits fréquentés (notamment pour gagner du temps), ils accordent une importance très forte aux labels de qualité des produits, mais sont, comme les précédents, peu sensibles au prix. Deux autres groupes se caractérisent par une très forte sélectivité dans leurs choix de circuits, mais avec des profils très différents : il s’agit des massificateurs et des conquis du hard-discount.
- Les massificateurs réalisent leurs courses dans un nombre restreint de circuits généralistes – avant tout les hypermarchés – et ont recours à Internet et au drive. Ils sont jeunes (25-35 ans), diplômés, ont des revenus élevés, résident plutôt en maison individuelle. Très sensibles au prix – ils sont très utilisateurs des comparateurs, pratiquent le marchandage et l’achat d’occasion – ils considèrent les courses comme une contrainte.
- Les conquis du hard-discount pratiquent l’essentiel de leurs courses dans les magasins hard-discount. Ce sont avant tout des populations à plus faibles revenus, davantage féminisées, avec une plus faible proportion de plus de 65 ans que la moyenne, peu diplômées. Ces consommateurs privilégient avant tout le prix – ils pratiquent peu les achats « coup de tête » – le gain de temps, vivent les courses surtout comme une contrainte, et sont peu sensibles à la marque, au label, aux garanties d’hygiène et sécurité.
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Enfin, un dernier groupe est dit « papillonneurs ». Ces derniers fréquentent presque tous les circuits. Ce sont plutôt des inactifs en couple – plus particulièrement des seniors – ayant souvent un ancien statut de cadre et avec un pouvoir d’achat plus élevé que la moyenne. Considérant les courses comme une activité en tant que telle, voire un plaisir et pas du tout une obligation, ils sont très sensibles aux critères de qualité (le « made in France », la marque, les garanties écologiques et d’hygiène et sécurité), au caractère convivial des magasins (peu de monde, présence d’un parking…).

Le choix des points de vente : d’abord la proximité, ensuite le prix
Plus d’un consommateur sur deux (55 %) estime que la proximité géographique est déterminante dans son choix de magasin et la place en premier ou second critère pour le choix d’un circuit de distribution. C’est la raison pour laquelle les distributeurs multiplient les ouvertures de points de vente, notamment dans les villes : en captant la clientèle située dans une zone de chalandise de proximité, ils densifient le parc de leurs magasins.
Ce critère de la proximité géographique souligne également le peu de temps que les consommateurs souhaitent accorder aux courses alimentaires, le plus souvent considérées comme une corvée.
Le facteur prix arrive en deuxième position. Sa forte hausse par rapport à 2005 (+7 points) montre bien que les consommateurs prêtent aujourd’hui une attention toute particulière à leur budget alimentaire. Ce critère est essentiel chez les massificateurs et les conquis du hard-discount, tandis que les éclectiques de la proximité privilégient la qualité.

La rapidité d’achat, la présence d’un parking sont davantage privilégiées dans le choix de magasin des consommateurs en 2012 qu’en 2005. Cette recherche de « praticité d’achat » a été intégrée à la stratégie des distributeurs qui cherchent à accélérer les délais de passage en caisse et à rationaliser le parcours client au sein du magasin. En revanche, les critères qualitatifs (point de vente le plus agréable, celui où il y a le moins de monde) apparaissent comme moins importants aux yeux de la clientèle en 2012 qu’en 2005.

Prix élevés et éloignement expliquent la baisse de la fréquence des courses
La lourdeur du ticket de caisse (impression de prix élevé lié au volume des achats et au coût du déplacement) apparaît en 2012 comme un élément encore plus déterminant qu’en 2005 dans la baisse de la fréquence des courses d’alimentation.
Cette raison est la plus souvent citée dans la quasi-totalité des circuits : par 47% des personnes interrogées pour les commerces alimentaires spécialisés, spécialisés (+10 points), 40 % pour les épiceries de quartier (+8 points), 28 % chez les déçus du hard-discount (+13 points).
Les autres motifs évoqués se rapportent à l’éloignement et au manque de temps ainsi qu’à la défaillance de l’offre. Le manque de temps (ou la sensation d’en manquer) expliquerait d’ailleurs près d’un tiers de la réduction de la fréquentation des marchés (32 % en 2012 contre 38 % en 2005) et renvoie – comme dans le cas des commerces alimentaires spécialisés – à la difficulté de massifier ses achats lorsqu’on fréquente ce type de circuit.

La non-fréquentation des circuits : l'éloignement encore, le déficit d'image et les prix
Logiquement, l’éloignement du domicile est aussi un motif essentiel pour ne pas fréquenter un circuit (ou le fréquenter moins d’une fois par mois). C’est le cas notamment pour les hypermarchés, les supermarchés, les supérettes et les épiceries de quartier.
Pour les hypers et supermarchés toutefois, le poids attribué à ce critère a fléchi entre 2005 et 2012 et concerne désormais moins d’un non-client sur deux, sans doute en raison d’une densification du maillage territorial en grandes surfaces alimentaires. En revanche, une part croissante d’enquêtés déclare « ne pas aimer ce type de commerce » en 2012 par rapport à 2005 (+16 points dans le cas des hypers et +5 points pour les supers). Cette proportion a même été multipliée par deux pour les hypermarchés.
Les supérettes, les épiceries et les commerces alimentaires spécialisés sont plus souvent pointés du doigt en 2012 qu’en 2005 pour le prix élevé des produits et la difficulté de stationnement.
Plus d’un tiers des non-clients des commerces alimentaires spécialisés explique la non-fréquentation du circuit par le coût élevé des produits (35 %, +5 points). Les personnes ne fréquentant pas les magasins de hard-discount évoquent le plus souvent le fait de ne pas y trouver les produits souhaités (28 %, +12 points) et la mauvaise image qu’elles se font de ce type de commerce (28 %, +3 points).
Cette explication est retenue aussi pour Internet et les drives qui pâtissent d’une mauvaise image : 40 % des personnes ne fréquentant pas les sites Internet alimentaires et 37 % de ceux qui, n’utilisant pas les drives, déclarent ne pas aimer ce type de commerce.

Hypers et supermarchés : Les consommateurs sollicitent toujours plus de prix bas et de marques de distributeurs
Chaque enquêté (qu’il soit client ou non du circuit) a alors été interrogé sur les améliorations de l’offre des hypers et supers qui seraient de nature à l’inciter à fréquenter davantage ces formats de distribution. En 2012, des prix plus bas arrivent encore en tête des améliorations souhaitées dans les deux circuits, et la part des personnes interrogées favorables à ce changement a progressé (85 % pour les hypers en 2012 contre 83 % en 2005, et 84 % pour les supers contre 81 % en 2005). Le prix reste donc un facteur primordial pour les consommateurs.

D’autres améliorations sont aussi largement plébiscitées, comme davantage de rapidité (+16 points dans les supers, -1 point dans les hypers) et plus de nouveautés (plus de la moitié des individus y serait favorable dans les deux circuits). Les consommateurs réclament aussi un plus large choix de produits dans les supers (63 %).
Dans les deux formats de distribution, trouver plus de marques nationales (-17 points dans les hypers et -16 points dans les supers) et avoir des magasins plus jolis ne sont pas des améliorations jugées prioritaires en 2012, alors que ces items étaient bien notés en 2005.

Les consommateurs plébiscitent en revanche plus souvent des produits de marques de distributeurs en 2012 qu’en 2005 (+14 points dans les hypers, +9 points dans les supers).
Ces résultats montrent bien que le modèle des magasins uniformes pour répondre à la consommation de masse n’est plus d’actualité. Le paysage des circuits de distribution se diversifie pour s’adapter aux contraintes propres à chaque type de clientèle. La stratégie des grandes enseignes d’implanter des formats de distribution spécialisés dans les centres-villes est un exemple caractéristique de cette évolution.

Publié le 12 septembre 2013 à 10:15:02 dans Actualité | Commentaires (0) |

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